le printemps bleuit.
Il reste les anémones blanda
et les aubriettes de la fin d'hiver,
cela n'est pas nouveau.
Mais les violettes
(soi-disant modestes)
se sont infiltrées progressivement
sans se faire remarquer.
Dans ce petit coin de rocaille
en principe dédié au rouge,
la veronica filiformis,
le népéta mussini
et le myosotis ont squatté les lieux sans vergogne.
Pas loin de là,
une jacinthe des bois,
récupérée je ne sais plus où
et je ne sais plus quand,
revient fidèlement
tous les ans.
D'autres sont fidèles au calendrier :
les camassias
que je ne trouve pas spectaculaires
mais qui ne me dérangent pas,
les bleuets qui essaiment un peu partout,
mon premier iris
(je ne suis pas en avance, oui, je sais),
et la glycine, fidèle au poste,
confirment
que le printemps vire au bleu.